Interview : Du Bio A Vous

Publié le par Neodim

Je lisais hier sur Green post Box que le ministre de l'agriculture et de la pêche (Ah Ah, qui peut me donner son nom ?) a annoncé la mise en place d'un plan d'action intitulé «Agriculture biologique : horizon 2012».
L'objectif : amener l'offre française en agriculture biologique à un niveau permettant de satisfaire la demande des consommateurs en 2012. Car c'est un fait, l'agriculture bio en France n'est pas assez structurée. Dans les années 80, le bio français était en tête des pays européens, alors qu'en 2004 on peinait au 13è rang, loin derrière l'Autriche ou l'Allemagne... L'agriculture bio en France est donc marginale avec seulement 2% des terres cultivées ! Résultat, au moins la moitié du bio consommé en France est importé...

C'est un peu le constat que fait Yohann Rosenthal, un éco-entrepreneur toulousain que l'on avait interviewé la saison dernière sur les Ekomix de Radio Campus Toulouse. Vous l'entendrez, son but pourtant est bel et bien de faire  travailler les agriculteurs de notre région...

20 minutes d'interview, difficile de trier sur l'heure de discussion que nous avions passé ensemble. Vous verrez, les thèmes abordés sont variés, de son parcours, en passant par sa vision du bio ou même le fonctionnement de son entreprise. Juste pour info, sa structure : "Du Bio à Vous" installée au Mirail à Toulouse, a remporté l'année dernière le prix Talents des Cités, décerné par le sénat !

Pour aller plus loin :
http://www.agriculturebio.org/
http://www.agri-bio.fr/
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L
Mon commentaire était volontairement un peu provoc. En ce qui me concerne l'arbitrage a également été fait en faveur du paysan local déniché sur le marché (non bio mais très exemplaire effectivement).<br /> <br /> Je suis cependant régulièrement confronté à d'autres dilemnes : le gros transformateur de produits bio qui est à 5km de chez moi notamment. Bio, ok, transformé sur place, ok. Mais il se fournit où ? Je me doute que le chocolat ou le café qu'il transforme n'ont pas été produits en Alsace. Mais le vin, les céréales pour produire ses pâtes, etc. ben ça dépend. On s'habitue à la gymnastique intellectuelle, on étudie les étiquettes, on demande. Mais je doute que la plupart des consommateurs (même volontaires) fassent de même. <br /> L'initiative d'étiquettage entreprise par Casino (voir notamment http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=7143&idThema=4) me semble à ce titre très intéressante et utile.<br /> <br /> Quant à l'équitable, le sujet est tellement vaste et complexe que je ne vais pas m'y aventurer ici... j'en disserterai certainement dans un prochain billet de mon blog !
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N
Pour moi, la réponse est  très claire, il faut privilégier le local. Car même si ça n'est pas labellisé, le fait d'avoir moins d'intermédiaires peut te permettre d'accéder à des informations sur ce que tu manges... Donc je vote paysan du coin, sans hésiter. Après, quand il s'agit de bananes ou de café... va falloir attendre que le réchauffement climatique se fasse un peu plus sentir pour pouvoir la jouer local non bio.... du coup, je prends du bio qui vient de loin...Certaines fois aussi, les paysans n'ont pas le label, mais ont les mêmes pratiques que du bio...(le cas de certains vers chez moi).Au final, c'est pas si difficile de prioriser les critères d'achats ;-)
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L
Ben si quand même, Michel Barnier, on a vu ministre moins connu quand même. J'dois avouer que je n'ai que de vagues souvenirs de son passage au ministère de l'environnement il y a quelques années mais il est toujours plus connu (et j'aurais tendance à dire reconnu et respecté et influent) que sa "prédécéceuse" Christine Lagarde.<br /> <br /> Insoluble problème du bio : pour les uns la demande est insuffisante, pour d'autres c'est l'offre qui ne suit pas et pour les agriculteurs, les incitations ne sont pas toujours à la hauteur pour les pousser vers ces filières (PAC notamment mais aussi manque de sensibilisation sur les avantages). Espérons que cela évolue...<br /> Reste une question sans réponse évidente : vaut-il mieux acheter du bio non local ou du "paysan", pas forcement bio, mais local ou encore de l'équitable, bio ou non (mais qui vient de l'autre bout du monde). Ah, il n'est pas facile d'être un éco-consommateur !
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